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L'hôpital de Perpignan prive une mère lesbienne d'accompagner son fils aux urgences

Une infirmière des urgences pédiatriques a indiqué à la quinquagénaire que seule la mère biologique était autorisée à suivre la prise en charge médicale.

LGBTQI - Céline se rendait aux urgences pédiatriques de l'hôpital de Perpignan avec sa femme Isabelle, dans la matinée de ce dimanche 10 mars, en raison d'une inflammation dont souffrait leur fils de trois ans. Elle s'est vu refuser d'accompagner l'enfant au moment de sa prise en charge, d'après une information révélée par le quotidien régional L'indépendant.

La raison? Elle n'est pas la mère biologique du petit Thibault. "On avait pu rentrer ensemble dans une salle pour un premier examen avec l'infirmière, ça s'était bien passé. Nous sommes retournées dans la salle d'attente pour attendre le médecin et là, une petite dizaine de minutes après, l'infirmière arrive et nous dit: 'seule la vraie mère peut venir'", raconte Céline, interrogée par Komitid.

Ça m'a scié les jambes

"Je me suis sentie humiliée devant mon enfant, précise-t-elle auprès du Parisien. Qu'on me présente en fausse mère, ça m'a scié les jambes." Malgré cela, sur le moment, la quinquagénaire préfère garder son calme et ne pas s'emporter. Mais elle sent bien que son absence à ce moment là de la vie de son fils n'est pas passé inaperçue de son côté à lui. "Ce matin, il m'a dit que je n'étais pas sa maman", confie Céline au quotidien.

Après cet incident, les deux femmes se sont rendues à la gendarmerie, où elles ont déposé une main courante. Elles ont ensuite adressé une lettre à l'hôpital, réclamant l'ouverture d'une enquête en interne. D'après Le Parisien, l'avocate du couple confirme avoir saisi le tribunal administratif d'un recours pour "faute".

"Je vais en outre effectuer un signalement auprès de l'agence régionale de Santé et j'étudie la possibilité de saisir l'Ordre départemental des médecins pour ces manquements à la déontologie", a précisé Me Aude Denardaud.

Article original publié sur Huffington Post le 15 mars 2019
https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/15/...-une-mere-lesbienne-daccompagner-son-fils-aux-urgences_a_23692865/

«Je n'ai aucun droit sur mes propres enfants»: l'enfer des mères «sociales»

On les appelle les mères « sociales ». Lesbiennes ou bies, elles ont eu un enfant avec une femme dont elles se sont séparées depuis, avant de se marier et d'adopter. Victimes d'un véritable vide juridique, elles se retrouvent souvent privées de leur enfant et doivent faire le deuil du statut de « mère », qu'elles ressentent au plus profond d'elles-mêmes, mais n'obtiendront jamais juridiquement. Alors que la PMA pour toutes se fait toujours attendre, le sort de leurs familles, comme d'autres, en dépend.

Les avocates du couple : "C'est une famille où il y a énormément d'amour"

Me Aude Denarnaud et Me Clélia Richard se félicitent de cette victoire, une avancée juridique inédite que réclamaient Claire et Marie, qui ont eu trois enfants et sont restées unies après le changement de genre de Claire.

JT France Inter 15 novembre 2018

Passage sur France Inter : Une avancée juridique inédite que réclamaient Claire et Marie, qui ont eu trois enfants et sont restées unies après le changement de genre de Claire.

France Bleue 14 novembre 2018

Elle n'obtient ni le statut de mère biologique ni celui de père biologique mais celui de "parent biologique". La cour d'appel de Montpellier crée un nouveau statut pour répondre à la demande d'un couple de femmes qui demandait la reconnaissance d'une double maternité. Une première en France.

Journal France 3 Languedoc 14-11-2018

Visionnez le passage au sujet de l'avancée juridique inédite: la cour d'appel de Montpellier crée un nouveau statut pour répondre à la demande d'un couple de femmes qui demandait la reconnaissance d'une double maternité. Une première en France.

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